La Langue française Parlée Complétée (LfPC), quésaco ?

Brigitte Bigi – chargée de recherche CNRS au LPL – vient de déposer un corpus enregistré en août 2021 à l'occasion du stage organisé par l'Association nationale pour la Langue française Parlée Complétée (ALPC, https://alpc.asso.fr) :

Brigitte Bigi, Maryvonne Zimmermann (2021). CLeLfPC [Corpus]. ORTOLANG (Open Resources and TOols for LANGuage) - www.ortolang.fr, v1, https://hdl.handle.net/11403/clelfpc/v1

Réalisé en collaboration avec Maryvonne Zimmermann (ALPC-Datha) et Carine André (LPL-CNRS), ce corpus contient des enregistrements audio/vidéo et annotations de lecture à voix haute codés simultanément en Langue française Parlée Complétée (LfPC). Le codage LfPC se traduit par des mouvements de la main qui accompagnent la parole. Il a pour but de faciliter la lecture labiale pour les personnes sourdes et malentendantes – à l’aide d’une compréhension plus fine au niveau des phonèmes – et de leur permettre ainsi l’accès à la langue française orale.

Le premier travail sur le corpus enregistré sera la modélisation du codage LfPC et consiste en plusieurs étapes différentes :

  • Transcription orthographique
  • Transcription phonétique automatisée (découpage en phonèmes) grâce à l’outil SPPAS développé par Brigitte Bigi
  • Identification des clés LfPC pour associer les phonèmes aux gestes selon des paramètres précis (vitesse, durée, transition)

Ce travail est le point de départ d’une collaboration avec l’association Développement d'aides techniques pour personnes handicapées (Datha, http://datha.io/) qui a pour objectif de

  • Créer un modèle générique et précis de la LfPC (coordination geste & mouvement labiaux) afin de générer automatiquement par la suite les clés LfPC d'une vidéo, avec l'audio et la transcription orthographique
  • Elaborer une « tête codeuse » maitrisant parole et gestes et pouvant servir dans des contextes d’apprentissage de la LfPC (enfants, adultes)

 

Lien vers le corpus CLeLfPC : https://www.ortolang.fr/market/corpora/clelfpc

Crédits : 2021 B. Bigi et M. Zimmermann