L’EEG haute densité pour l’étude de la cognition

06 November 2018 par Claudia Pichon-Starke
Anne-Sophie Dubarry intervient à la journée COGITER 2018...

COGITER 2018 : sciences cognitives et activité électrique cérébrale

Mardi 6 novembre 2018
Institut des Sciences Cognitives – Marc Jeannerod (Bron)

Ingénieure de recherche au LPL, Anne-Sophie intervient lors de la 11e Journée COGITER (Devlog / CNRS) sur la thématique de « L’EEG haute densité pour l’étude de la cognition ».

Résumé :
L’EEG haute densité pour l’étude de la cognition
L’EEG haute densité est une technique qui permet l’enregistrement de l’activité bioélectrique cérébrale avec une haute résolution spatiale et temporelle. Avec la MEG, elle est de plus en plus utilisée pour l’étude des processus cognitifs, notamment au niveau des sources corticales. En raison de la mise en œuvre facile et à faible coût des enregistrements EEG, l’EEG reste souvent une méthode de choix, notamment sur certains types de population (e.g. enfants). Cette mise en œuvre a été largement optimisée et allégée pour les enregistrements hdEEG de sorte que l’on puisse recueillir 256 signaux de bonne qualité dans des conditions expérimentales relativement écologiques. Du point de vue de l’analyse des signaux, au-delà des approches « classiques » en EEG telle que l’étude des moyennes de potentiels évoqués au niveau des capteurs, l’hdEEG permet de réaliser la reconstruction de l’activité au niveau des sources corticales. Cette technique implique l’élaboration d’un modèle anatomique du participant lors de l’enregistrement (résolution du problème direct) ainsi que l’estimation des sources cérébrales (résolution du problème inverse). Ces techniques d’analyse également utilisées en MEG présentent quelques variantes, avantages et inconvénients qui seront discutés. J’illustrerai ces propos en m’appuyant sur notre expérience avec le système hdEEG EGI (Philips) au Laboratoire Parole et Langage, depuis la mise en œuvre des enregistrements jusqu’à l’analyses des données.

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