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Pauline Welby

Chargée de recherche
Laboratoire Parole et Langage

Coordonnées

Laboratoire Parole et Langage
CNRS - Université de Provence
5 avenue Pasteur
BP 80975
13604 Aix-en-Provence Cedex 1
France

téléphone : (+33) (0)4 13 55 27 16
courriel : pauline.welbylpl-aix.fr
page d'accueil : http://www.lpl.univ-aix.fr/~welby

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Plus ou moins tout sur Pauline

Linguiste spécialisée en phonétique, je suis chargée de recherche CNRS depuis 2008 au Laboratoire Parole et Langage (UMR 7309), situé à Aix-en-Provence. J'ai également un poste honorifique de visiting lecturer au School of Irish, Celtic Studies, Irish Folklore and Linguistics de l'University College Dublin, en Irlande.

Dans le nouveau quadriennal de notre laboratoire (2012–2015), je suis co-responsable de l'équipe de recherche « Parole : Contraintes, Variations et Structures » avec Antoine Giovanni.

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Mon parcours

Le chemin vers Aix a été jalloné de virages intéressants, et parfois même de bosses !... J'ai grandi à New York, où il me semblait que presque tout le monde à part moi parlait une deuxième langue. Je suis partie à Boston pour faire un bachelor (B.A.) en langues classiques à Brandeis University, où j’ai étudié le latin et le grec ancien, et où je me suis intéressée à la linguistique historique. C'est là que j’ai découvert la linguistique théorique, au gré d’une série de conversations fortuites avec une colocataire qui détestait les cours de linguistique qu'elle suivait et dont elle parlait sans cesse (Thanks, Karen!) ! C’est un sujet qui m’a vraiment passionnée... J'ai passé ma troisième année de la fac à Trinity College, à Dublin, en Irlande. J'ai eu l’occasion de suivre un cours de linguistique élémentaire à Trinity, puis d'autres cours de linguistique à Brandeis. Ensuite, je suis venue en France où j'ai travaillé un an à Nîmes en tant que jeune fille au pair pour apprendre le français (et ainsi combler le vide du manque d'une deuxième langue…). Après cette pause méridionale, j’ai poursuivi mes études au Département de Linguistique de l'Ohio State University (É-U), où j’ai fait un master et un doctorat en linguistique. A Ohio State, j'ai eu l'occasion de participer à des projets de recherche sur des thèmes aussi divers que l'acquisition phonologique chez l'enfant, la synthèse de la parole à partir de texte et la pragmatique expérimentale. J'y ai aussi découvert les joies de la phonétique et de la vie de laboratoire dans tous ses aspects — scientifiques et sociaux. Ma thèse portait sur l'intonation du français (disponible ici ) : j’ai choisi ma thématique en suivant les conseils d'une de mes profs qui disait toujours « study a language with a good beach », c'est-à-dire « Faites des études sur la langue de l'endroit où vous voulez être ». J'ai ensuite eu l’opportunité de faire deux post-docs : le premier à l'Institut de la Communication Parlée/GIPSA-lab à Grenoble (où j'avais fait de nombreux stages pendant ma thèse), puis le deuxième au laboratoire de Phonétique de Trinity College Dublin (où j'avais suivi mon premier cours de linguistique !). Ces stages post-doctoraux m'ont permis d'approfondir mes connaissances en linguistique (et en montagne !), d'élargir mes thèmes de recherche à d’autres domaines, d’autres paradigmes et d’autres langues, et (enfin !) d'apprendre l'irlandais.

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Ma recherche actuelle

Les deux grands volets principaux de mes recherches actuelles sont :

Dans les deux volets, j'examine différents phénomènes se déroulant au début du mot, cette position étant considérée comme privilégiée dans le traitement de la parole. Je m'intéresse aussi à des phénomènes centraux du langage humain, dont l’accès lexical, le traitement et la représentation des variations et des alternances dans le lexique mental.

Mes travaux sur l’alignement tonal (la synchronisation temporelle de la fréquence fondamentale (F0) avec les unités segmentales) et l’étendue tonale (la hauteur relative des pics et creux de F0) ont contribué à mieux comprendre la structure intonative du français. J’ai proposé une esquisse de modèle phonologique de l’intonation de la langue, où notamment la montée initiale et la montée finale sont considérées comme deux types d’unités bitonales, mais pas au sens traditionnel du terme bitonal (Welby 2003, 2006). Avec mes collègues, nous avons proposé la notion de segmental anchorage (Welby et Lœvenbruck 2006), qui s’oppose à l’idée reçue de segmental anchoring (Arvaniti et al. 1998, Ladd et al. 1999). Nos recherches ont également démontré l'utilisation des indices intonatifs des débuts de mots par les auditeurs français dans la segmentation lexicale et l'accès lexical (Welby 2003, 2007, Spinelli et al. 2010, 2011).

Dans Ní Chiosáin, Welby et Espesser (2012), nous avons étudié la structure syllabique de l’irlandais en nous appuyant sur un test perceptif, des analyses phonétiques et une analyse de fréquence de patrons phonologiques. Nos résultats vont à l’encontre de l’idée (très répandue dans la littérature) que la syllabation de l’irlandais serait une exception typologique. Nos résultats s’accordent en général avec les résultats des études antérieures sur d’autres langues. Par exemple, des consonnes plus sonantes (par ex., les nasales et les liquides) sont plus susceptibles que des obstruentes d’être considérées comme des codas ou des consonnes ambisyllabiques ; par ailleurs, des voyelles courtes ont plus tendance à attirer des consonnes coda que des voyelles longues. En plus de leur contribution à nos connaissances sur la syllabation en soi, les résultats de cette étude comportent des implications pour toute recherche sur l’irlandais utilisant la syllabe, concept central dans la phonologie (voir, par exemple, des études d'alignement tonal, Dalton et Ní Chasaide 2007).

Avec mes collègues, nous étudions deux aspects de la langue irlandaise peu explorés jusqu’ici.
Comme toutes les langues celtiques, l'irlandais comporte un système de mutations initiales plus ou moins bien connu qui modifient systématiquement la première consonne d’un mot selon le contexte (par ex., bád [ba:d] ‘bateau’, mo bhád [wa:d] ‘mon bateau’, i mbád [ma:d] ‘dans un bateau’). Malheureusement, très peu d’études expérimentales ont été réalisées sur ces consonnes mutées et on ne sait donc quasiment rien de leurs propriétés acoustiques ni de leur traitement perceptif par les auditeurs. Notre intérêt pour la production et la perception des mutations initiales de l’irlandais est inspiré en partie par des travaux sur le français sur les différences en production et perception entre consonnes de base et consonnes dues à des processus de (re)syllabation (liaison, enchaînement, élision). Néanmoins la variabilité observée dans nos études préliminaires sur la parole lue et la parole non préparée suggère que les différences entre les consonnes de base et les consonnes mutées de l’irlandais ne sont pas aussi robustes que celles trouvées entre les consonnes de base et les consonnes resyllabées du français (Welby, Ní Chiosáin et Ó Raghallaigh 2011).

De plus, nous avons observé une variabilité très importante dans la parole non préparée de nos locuteurs. Beaucoup d'entre eux n'ont pas produit les mutations initiales attendues ou en ont produit très peu. Étant bien établi que différents types de fréquence influent sur la production et la perception de la parole, nous avons décidé de construire et transcrire un corpus de parole irlandaise spontanée. Un tel corpus nous permettra de poursuivre notre étude en cours sur la production et la perception des mutations initiales. Nos collègues à Trinity College Dublin s'intéressent également à la construction d'un corpus d'irlandais parlé, et ensemble, nous avons récemment élaboré des conventions pour la transcription de l'irlandais.

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Enseignement et encadrement

  • Co-directrice (avec Alain Ghio et Danièle Robert) d'un mémoire d'orthophonie en cours. Alexandra Dubourg et Aurélia Garcia-Quéré : « La dysprosodie parkinsonienne et l'organisation du syntagme accentuel du français », Université d'Aix-Marseille (depuis mars 2011).
  • Co-directrice (avec Ailbhe Ní Chasaide) : Brian Ó Raghallaigh « Multi-dialect phonetisation for Irish text-to-speech synthesis », Trinity College Dublin. Ph.D. en linguistique obtenu le 11 décembre 2010.
  • Co-responsable des séminaires de la formation doctorale du LPL (2009–2011).
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    Sélection de publications

    Ní Chiosáin, Máire, Pauline Welby et Robert Espesser. 2012. Is the syllabification of Irish a typological exception? An experimental study. Speech Communication 54(1): 68–91. [co-premier auteur]. [pdf]

    Welby, Pauline. 2011. Éthique et université : une expérience américaine. La Lettre des Neurosciences 40: 14–15. [pdf]

    Welby, Pauline, Máire Ní Chiosáin et Brian Ó Raghallaigh. 2011. A phonetic investigation of Irish eclipsis: Preliminary results and challenges. Dans 17th International Congress of Phonetic Sciences, 4 pages, Hong Kong.

    Welby, Pauline, Robert Espesser et Christine Meunier. 2011. In search of intonational cues to content word beginnings in conversational speech. Dans Workshop New Tools and Methods for Very-Large-Scale Phonetics Research , 4 pages, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis.

    Spinelli, Elsa, Nicolas Grimault, Fanny Meunier et Pauline Welby. 2010. An intonational cue to word segmentation in phonemically identical sequences. Attention Perception et Psychophysics 72(3): 775–787. [pdf]

    D'Imperio, Mariapaola, Robert Espesser, Hélène Lœvenbruck, Caroline Menezes, Noël Nguyen et Pauline Welby. 2007. Are tones aligned with articulatory events? Evidence from Italian and French. In Jennifer Cole et José I. Hualde (éd.), Papers in Laboratory Phonology 9, pp. 577–608. Berlin: Mouton de Gruyter. [pdf]

    Spinelli, Elsa, Pauline Welby et Anne-Laure Schaegis. 2007. Language and Cognitive Processes 22: 828–859. Fine-grained access to targets and competitors in phonemically identical spoken sequences. [pdf]

    Welby, Pauline. 2007. The role of early fundamental frequency rises and elbows in French word segmentation. Speech Communication 49(1): 28–48. [pdf]

    Welby, Pauline et Hélène Lœvenbruck. 2006. Anchored down in Anchorage: Syllable structure and segmental anchoring in French. Rivista di Linguistica/ Italian Journal of Linguistics 18: 74–124. [pdf] [lien bonus (!) vers les paroles d'Anchored Down in Anchorage de Michelle Shocked, la chanson qui a inspiré le titre]

    Welby, Pauline. 2006. French intonational structure: Evidence from tonal alignment. Journal of Phonetics 34(3): 343–371.[pdf]

    (CV complet)

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    Praat

    Mes scripts Praat sont disponibles ici.

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    CV

    Mon CV complet est disponible ici.

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