Soutenance Elora Rivière

Soutenance de thèse

Vendredi 15 novembre 2019 à 9h

Laboratoire Parole et Langage, salle de conférences B011, 5 avenue Pasteur, Aix-en-Provence

Elora Rivière

(LPL-AMU)

Etude de l’importance relative des contraintes linguistiques et extralinguistiques conduisant à la production et à la compréhension de l’ironie

 Sous la direction de
Maud Champagne-Lavau

Résumé [à venir]

Soutenance Frédéric Puyjarinet

Soutenance de thèse

Jeudi 14 novembre 2019 à 14h30

EA 2991 EuroMov - Montpellier

Frédéric Puyjarinet

(LPL-AMU)

Dysrythmie dans la maladie de Parkinson: le jeu sérieux comme remédiation des troubles de la coordination

 Sous la direction de Simone Dalla Bella et Serge Pinto

Résumé

Soutenance Aurélie Goujon

Soutenance de thèse

Lundi 30 septembre 2019 à 14h

Laboratoire Parole et Langage, salle de conférences B011, 5 avenue Pasteur, Aix-en-Provence

Aurélie Goujon

(LPL-AMU)

Indices d’incompréhension et séquences de réparation dans l’interaction en face-à-face : une analyse multimodale

 Sous la direction de
Marion Tellier et Roxane Bertrand

Résumé   Peu d’études jusqu’à présent se sont intéressées à l’interlocuteur et à l’impact que celui-ci peut avoir sur la production langagière du locuteur principal. Or, l’interaction est un processus collaboratif et n’examiner qu’un des partenaires ne permet pas d’en saisir le processus global, ni les mécanismes qui sous-tendent la production verbale et gestuelle en contexte social.

Dans ce travail, nous nous intéressons aux mouvements de sourcils dans l’interaction en face-à-face en tant que ressource utilisée par les participants pour signaler un problème de compréhension. Notre objectif est de décrire la séquence interactionnelle dans laquelle apparait ce mouvement et les trajectoires interactionnelles dont use le locuteur pour résoudre le trouble de la compréhension qui a surgi.

Nous utilisons les outils qu’offrent la linguistique interactionnelle et la linguistique de corpus, pour mener une analyse systématique de ces phénomènes. Nous nous appuyons sur trois corpus présentant différents degrés de spontanéité et diverses activités interactionnelles. Après avoir identifié et annoté les mouvements de sourcils (haussement et froncement) et les séquences présentant un problème de compréhension (Weigand, 1999 ; Antaki, 2012), nous avons mené une analyse séquentielle sur une soixantaine d’extraits.

Cette recherche met en lumière le rôle des mouvements de sourcils en tant que ressource qui participe à rendre mutuellement reconnaissable un problème de compréhension, mais également en tant qu’indice de désalignement et de réalignement lors de ces dîtes séquences. De plus, nous évaluons les technologies permettant la détection automatique des mouvements de sourcils au travers de comparaisons entre les annotations manuelles et automatiques. Ce travail permet de mieux comprendre les mécanismes de l’interaction sociale dans toute la complexité multimodale qu’ils impliquent.

Soutenance Claire Akiki-Danchin

SOUTENANCE

Claire Akiki-Danchin
Enseigner des disciplines en contexte plurilingue : les atouts de la médiation plurilingue. Etude de cas au Liban

MARDI 9 juillet 2019

UFR ALLSH – 29 avenue Robert Schuman – 13621 – Aix-en-Provence cedex 1 – Salle A203 – bâtiment Egger, 14h

Jury
Aude Brétégnier, PR, Université du Maine,
Marielle Rispail, PR émérite, université de St Etienne
Médéric Gasquet-Cyrus, MCF, AMU-LPL
Sylvie Wharton, PR, AMU-LPL, directrice de thèse

Soutenance Lamiaa Al Sadaaty

SOUTENANCE

Lamiaa Al Sadaaty
Eléments sociolinguistiques de la francophonie égyptienne

LUNDI 8 juillet 2019

UFR ALLSH – 29 avenue Robert Schuman – 13621 – Aix-en-Provence cedex 1 – Salle A203 – bâtiment Egger, 14h30

Jury
Gilles Forlot, PR, INALCO
Foued Laroussi, PR, Université de Rouen
Jean Michel Eloy, PR Emérite, Université d’Amiens
Médéric Gasquet-Cyrus, MCF, AMU-LPL
Sylvie Wharton, PR, AMU-LPL, directrice de thèse

Soutenance de thèse ORL – Alexia Mattei

Alexia Mattei, praticienne hospitalière dans le service ORL de la Conception et nouveau membre du LPL depuis 2019 (équipe POP), soutiendra sa thèse d’exercice le vendredi 5 avril 2019 à la faculté de la Timone en salle de thèse 2 (1er étage) à 18h15.

Celle-ci porte sur « La fraction vasculaire stromale autologue d’origine adipeuse dans le traitement des lésions cicatricielles des cordes vocales » (ou en simplifié La thérapie cellulaire en laryngologie !).

Contact : ALEXIA . MATTEI [at] ap – hm . fr

Soutenance de Anaig Pénault

Anaig Pénault

soutiendra sa thèse de doctorat en sciences du langage intitulée
« Les énoncés non-phrastiques en français oral, une analyse intégrant les niveaux syntaxique, sémantique et interactionnel »

Le jeudi 13 décembre 2018 à 14h00
au Laboratoire Parole et Langage (salle B011)

Membres du jury
Myriam Bras, Université Toulouse Jean Jaurès (Rapporteur)
Jonathan Ginzburg, Université Paris Diderot (Rapporteur)
Cristel Portes, Aix-Marseille Université (Présidente)
Laurent Prévot, Professeur, Aix-Marseille Université (Directeur)

RÉSUMÉ
Les énoncés non-phrastiques, en tant que phénomènes particuliers de l’oral, intéressent l’ensemble des niveaux linguistiques mais leur étude n’avait encore jamais abouti à une classification pour le français. Dans nos analyses portant sur des données orales semi-spontanées, nous nous sommes concentrés sur les niveaux syntaxique, sémantique et interactionnel, avec comme objectif d’établir une classification articulant leurs formes et leurs fonctions. La consultation des travaux abordant les phénomènes averbaux et non prédicatifs a mené à une étude comparative des typologies et taxonomies existantes traitant des phénomènes non-phrastiques de l’anglais et de l’espagnol, avec pour résultat une grille d’analyse inclusive de critères des trois niveaux d’analyse choisis. Notre étude de corpus de ces phénomènes a débuté par l’extraction objective et la sélection des séquences non-phrastiques au sein de trois corpus existants (CID, MapTask-AIX, DVD). L’analyse du jeu de données à l’aide du cadre de la macrosyntaxe a permis la classification des séquences en catégories syntaxico-discursives. L’étude des indices d’intégration syntaxique de nos séquences ainsi que leur deux modes syntaxiques d’intégration au contexte, l’ajout et le remplacement, a confirmé notre hypothèse concernant le pouvoir de désambiguïsation limité du niveau syntaxique. L’ examen des indices sémantiques et pragmatiques d’intégration a abouti à l’identification de trois modes sémantiques d’intégration des énoncés non-phrastiques à leur source: la redondance, l’ajout et le remplacement. L’identification et la caractérisation de relations fonctionnelles d’ordre sémantique et interactionnel reliant les énoncés à leur source a permis de constituer un inventaire systématique des fonctions. La dernière étape de notre travail, qui synthétise les analyses menées, comporte une typologie des énoncés non-phrastiques constituée de quatre types : les prophrases simples ou à topique contrastif et les fragments à source linguistique ou extralinguistique. Elle comporte également notre classification articulant les modes d’intégration sémantique et les fonctions des énoncés non-phrastiques. Enfin, nous présentons un modèle d’interprétation ainsi qu’un modèle d’intégration applicables à tous les types d’énoncés non-phrastiques.

Soutenance de Ally Yusufu

Ally YUSUFU
« L’éveil aux langues » pour la construction d’une société plurilingue et solidaire : le cas de l’archipel de Zanzibar

14 décembre, 14h, salle DUBY, MMSH, Aix

Jury
Christian OLLIVIER, PR, ICARE-EA 7349 – Université de La Réunion (rapporteur)
Marielle RISPAIL, PR émérite, Université J. Monnet-St Etienne, CELEC-EA 3069 (rapporteure)
Patricia LAMBERT, PR, Ecole Normale Supérieure de Lyon-IFE, ICAR – UMR 5191
Médéric GASQUET-CYRUS, MCF, AMU, LPL
Sylvie WHARTON, PR, AMU, LPL (directrice de thèse)

L’ « éveil aux langues » consiste à amener les élèves à comparer le fonctionnement de plusieurs langues dans une même activité didactique. Les projets Evlang et Janua Linguarum menés dans le contexte européen ont mis en évidence les impacts positifs de cette approche dans le développement de la compétence métalinguistique et des représentations et attitudes d’ouverture à la diversité culturelle. Dans un contexte non européen et fortement multilingue et multiculturel marqué par des phénomènes de minoration sociolinguistique et par des tensions et divisions sociales nombreuses, la contribution, à Zanzibar, de l’Eveil aux langues dans la construction d’une société solidaire implique de contextualiser et d’adapter cette démarche. Une expérience dans des classes expérimentales et des classes témoins a été menée auprès d’élèves d’une école primaire publique (2015-2018) et a permis de révéler l’ intérêt et la faisabilité de l’Eveil aux Langues à Zanzibar. In fine, cette recherche interroge le rôle d’un aménagement didactique dans la perspective d’un aménagement sociolinguistique.

Soutenance de Eva Dittinger

Eva DITTINGER

soutiendra sa thèse de doctorat en neurosciences intitulée
“From auditory perception to memory: musicianship as a window into novel word learning”

le mardi 18 décembre 2018 à 10h00
à l’espace Pouillon (Faculté St Charles)

La soutenance sera suivie d’un petit buffet. Pour des raisons d’organisation, merci de confirmer votre présence à eva.dittinger@blri.fr le plus tôt possible.

Membres du jury :
Minna HUOTILAINEN University of Helsinki. Rapporteure
Martin MEYER University of Zürich. Rapporteur
Cheryl FRENCK-MESTRE CNRS & Aix-Marseille Université. Examinatrice
Corine ASTESANO Université de Toulouse. Examinatrice
Mariapaola D’IMPERIO CNRS & Aix-Marseille Université. Co-Directrice de thèse
Mireille BESSON CNRS & Aix-Marseille Université. Directrice de thèse

Résumé
L’entrainement musical intensif améliore la perception auditive, ainsi que l’attention auditive, la mémoire de travail et la mémoire verbale, les fonctions exécutives et l’intelligence générale. Les avantages liés à la formation musicale transfèrent également à différents niveaux du traitement linguistique. Cependant, l’impact de la formation musicale au niveau sémantique n’a jamais été étudié.

Le but de ce travail est double : premièrement, déterminer si la formation musicale facilite l’apprentissage de nouveaux mots. Considérant que, dans notre monde interconnecté, de nouveaux mots doivent être acquis à tous les âges, nous avons cherché à comprendre comment les effets potentiels du transfert de la formation musicale à l’apprentissage des mots changent au long de la vie. Ayant démontré un impact positif, le deuxième but était de mieux comprendre l’origine de cet effet et de déterminer si les musiciens ont une meilleure mémoire à long terme pour les mots nouveaux que les non-musiciens.

En lien avec notre premier but, les participants (enfants d’âge scolaire, adultes jeunes et plus âgés, avec ou sans formation musicale) ont effectué une série d’expériences : ils catégorisaient des nouveaux mots avec des phonèmes initiaux natifs ou non, ils apprenaient le sens des nouveaux mots grâce à des associations images-mots, et ils étaient testés pour l’apprentissage des mots et leur intégration dans les réseaux sémantiques. Les jeunes musiciens professionnels distinguent mieux les phonèmes non-natifs que les non-musiciens, avec des différences plus importantes dans l’activité cérébrale, suggérant qu’une perception auditive fine est une première étape importante pour un meilleur apprentissage des mots. De plus, comparés aux non-musiciens, les enfants et les jeunes adultes musiciens montrent un développement plus rapide de la composante N400 pendant la phase d’apprentissage, un niveau de performance plus élevé et des N400s plus amples pour les mots inattendus que pour les mots attendus (effets N400) pendant la phase de test. En revanche, les résultats chez les adultes âgés n’étaient pas aussi clairs, suggérant que la formation musicale a un impact limité pour contrecarrer les effets délétères du vieillissement cognitif. Enfin, les jeunes musiciens montrent une augmentation de connectivité fonctionnelle dans les voies ventrales et dorsales au cours de l’apprentissage des mots, ce qui suggère que la formation musicale modifie l’architecture fonctionnelle des réseaux impliqués dans le traitement sémantique et l’intégration sensorimotrice.

En lien avec notre deuxième but, nous avons modifié notre protocole expérimental afin de neutraliser la contribution de l’attention et de la perception auditives. Dans ces conditions, les non-musiciens sont aussi performants que les musiciens (jeunes adultes) lorsqu’ils sont testés immédiatement après avoir appris. Mais un mois plus tard, les musiciens ont une meilleure mémoire à long terme des mots nouveaux et des effets N400 plus amples que les participants de contrôle. Ces résultats révèlent, qu’ajoutée à une meilleure perception et attention auditives, l’amélioration de la mémoire à long terme chez les musiciens serait l’un des facteurs déterminant l’avantage du musicien dans l’apprentissage des nouveaux mots. Théoriquement, montrer des effets de transfert de la formation musicale vers le niveau sémantique et la mémoire à long-terme révèle l’importance des fonctions cognitives générales et remet en question les vues modulaires de l’organisation anatomo-fonctionnelle des fonctions cérébrales.

Pris dans leur ensemble, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives d’éducation en montrant qu’une formation musicale précoce peut faciliter l’apprentissage des langues étrangères. Ils offrent également de nouvelles possibilités de rééducation, par un parcours musical, aux personnes ayant des troubles du langage.

Soutenance Ambre Denis-Noël

Ambre Denis-Noël

soutiendra sa thèse de doctorat en sciences du langage intitulée
« Interactions entre langage oral et langage écrit lors du traitement de mots isolés et de phrases : comparaison d’adultes dyslexiques et normo-lecteurs. »

Le jeudi 13 décembre 2018 à 9h00
au laboratoire Parole et Langage (salle B011)

Membres du jury :
Séverine CASALIS Université de Lille (France), Rapporteur
Bernard LÉTÉ Université Lumière Lyon 2 (France), Rapporteur
Fabienne CHETAIL Université Libre de Bruxelles (Belgique), Examinateur
Pascale COLÉ Aix-Marseille Université (France), Co-directrice de thèse
Chotiga PATTAMADILOK CNRS & Aix-Marseille Université (France), Directrice de thèse

Résumé :
Chez les normo-lecteurs, plusieurs études suggèrent qu’il existe des connexions bidirectionnelles entre représentations orthographiques et représentations phonologiques. Ces connections permettent aux représentations orthographiques et phonologiques d’influencer le traitement du langage oral et écrit, respectivement. Cependant, les études ayant examiné les interactions entre ces deux types de représentations se sont principalement concentrées sur le traitement de mots isolés. De plus, très peu d’études se sont intéressées à ces interactions chez l’individu dyslexique malgré la présence de déficits des traitements phonologiques et orthographiques qui caractérisent cette population. L’objectif de ce travail de thèse était d’examiner ces interactions dans chacune des deux modalités du langage à la fois lors du traitement de mots isolés et lors de celui de phrases, chez les adultes normo-lecteurs et dyslexiques de niveau universitaire. À l’oral, l’influence des représentations orthographiques a été examinée via la manipulation de la consistance orthographique des mots présentés en isolation et en contexte phrastique et l’activité électroencéphalographique a été enregistrée. À l’écrit, nous avons manipulé la consistance phonologique des mots et enregistré les mouvements oculaires. Les résultats montrent qu’en traitement de mots isolés, les influences des représentations orthographiques et phonologiques sont plus tardives chez les adultes dyslexiques que chez les normo-lecteurs, à l’oral et à l’écrit respectivement. En lecture de phrases, les deux populations montrent une influence précoce des représentations phonologiques suggérant l’usage de mécanismes de compensation chez les individus dyslexiques par rapport au traitement de mots isolés. En compréhension de phrases auditives, les représentations orthographiques semblent influencer différents stades de traitement selon la population : les normo-lecteurs semblent s’appuyer sur ces représentations lors de la désambigüisation des représentations phonologiques ; les individus dyslexiques uniquement lorsque le contexte phrastique permet la pré-activation des diverses représentations associées aux mots-cibles. Pris dans leur ensemble, ces résultats suggèrent l’existence de connexions bidirectionnelles entre orthographe et phonologie qui influenceraient le traitement des mots lorsqu’ils sont présentés en isolation ainsi qu’en contexte phrastique à l’oral comme à l’écrit, chez les deux populations. Par ailleurs, les déficits des traitements phonologiques et orthographiques des individus dyslexiques semblent retarder ces interactions lors du traitement de mots isolés. En revanche lors du traitement de phrases, cette population semble utiliser le contexte phrastique différemment des normo-lecteurs afin de palier à ces déficits.